Nouvelle peau

Agnès Dupoirier

Scènes d’hiver 2009, Centres Sociaux Carrefour 18 et Champs-Manceaux
Exposition du 7 au 20 février 2009, Champs-Manceaux


Dans de nombreuses cultures, la peinture corporelle est un art à part entière d’une très grande richesse.
Les Touaregs, les femmes marocaines, les Massaïs, les Karos et les Surmas d’Afrique par exemple, détiennent chacun un art de la peinture corporelle qui leur est propre. Les couleurs et les formes peuvent avoir de nombreuses significations. La peinture corporelle permet d’embellir, d’attirer l’attention, ou encore de se transformer. La modernisation, la disparition progressive de certaines ethnies et l’uniformisation des cultures tendent malheureusement à faire disparaître ces richesses artistiques et culturelles.



L’art du maquillage en tant que peinture corporelle reste très rare dans notre culture occidentale. Pourtant, pratiquer la peinture sur corps apporte énormément de magie et d’enthousiasme auprès des petits comme des grands. Les adultes se sentent « pouponnés », puis ils se transforment, s’embellissent, se regardent autrement, au travers d’une nouvelle peau. Les enfants, de même, s’exaltent à chaque peinture-maquillage, à travers les couleurs, les formes, leur paraître, leur image. La peau trouve ici une nouvelle fonction, celle de support à l’expression et à la création. La peau devenue toile, la peinture ne peut se figer et la création devient alors éphémère.